Comprendre le sommeil après 60 ans

Comprendre le sommeil après 60 ans

Au fil des années, des modifications physiologiques surviennent chez l’être humain, impactant ainsi le fonctionnement de l’organisme, mais aussi la structure du sommeil. Il est donc évident que le sommeil d’un jeune ne sera pas identique à celui d’un sénior. Ce changement est mal appréhendé par beaucoup de personnes qui l’assimilent à une pathologie. Pour lever les points d’ombre sur le sujet, voici toutes les informations nécessaires pour mieux comprendre le sommeil après 60 ans.

Les caractéristiques du sommeil des séniors

Le sommeil des personnes âgées dure en moyenne sept heures (7 h) par jour, généralement non consécutives. En effet, plus l’âge évolue, plus la durée de celui-ci (nocturne surtout) semble s’abréger. Ceci s’explique par la réduction du temps de sommeil lent profond et paradoxal, conduisant à un endormissement léger et fragile. Après 60 ans, le repos nocturne devient discontinu en raison des périodes d’éveil courantes, ce qui fait réapparaître le besoin de faire des siestes en journée. Ces dernières étant une habitude de l’être humain, elles réapparaissent progressivement et leur besoin augmente suivant l’âge de la personne.

Pour combler le sommeil nocturne, les séniors ont besoin de faire la sieste quatre à six fois par semaine. Les statistiques révèlent que la plupart des personnes âgées de plus de 60 ans dorment en journée (sieste), durant une trentaine de minutes en moyenne chaque jour. De même, le sommeil après la soixantaine se caractérise par un accroissement du temps d’assoupissement à l’aurore de la nuit, bien que le temps de repos soit plus court. On note également une envie de se coucher plus tôt. En conséquence, la personne âgée a l’impression de n’avoir pas bien dormi la nuit ou d’avoir eu un temps de somme insuffisant.

Les troubles du sommeil chez les séniors

Après l’âge de 60 ans, les troubles du Sommeil deviennent fréquents. Ils se manifestent par :

  • La somnolence
  • L’insomnie
  • Le déphasage entre les heures du coucher et du réveil, etc.

Ces problèmes peuvent être causés par certaines maladies dont les plus fréquentes sont le syndrome d’apnée du sommeil et le syndrome des jambes sans repos. La première pathologie, encore appelée « SAS » se manifeste par des arrêts répétés du flux aérien naso-buccal (apnées) durant la nuit. Le sénior atteint de ce mal aura une somnolence démesurée, des interruptions respiratoires la nuit et des ronflements prononcés, surtout pendant le sommeil paradoxal.

Également connue sous l’appellation « syndrome d’impatience musculaire », la seconde pathologie se caractérise par une excitation ou une sensation affligeante au niveau des membres inférieurs principalement. La personne âgée souffrant de ce syndrome aura également tendance à se mouvoir sans cesse durant son sommeil. Ce dernier devenant de plus en plus prolongé peut notamment être un signe annonciateur d’un trouble sévère fréquent chez les personnes âgées. Rappelons que les troubles du sommeil chez les séniors peuvent conduire à une perte de mémoire. Au moindre doute, il est donc recommandé de consulter un médecin.

Les solutions pour améliorer la qualité du sommeil après 60 ans

Pour bien dormir après 60 ans, il est important de réguler le temps de sieste qui ne doit pas excéder vingt minutes. Cette précaution permettra au sénior de trouver facilement le sommeil le soir et de s’endormir à des heures convenables. En dehors de cette recommandation, il en existe d’autres qui se révèlent aussi efficaces.

Avoir une bonne alimentation

Concernant l’alimentation, il faudra veiller à ce que le dîner après 60 ans soit léger et toujours prit deux ou trois heures avant le coucher. À ce sujet, certains aliments détiennent des propriétés leur permettant d’aider les séniors à mieux dormir. Il s’agit notamment des :

  • Fruits riches en nutriments (banane, cerise, abricots, pomme…)
  • Graisses saines pour le cœur (avocat, beurre de cacahouète, cajou, amande…)
  • Glucides complexes (avoine, patates douces…)
  • Boissons chaudes (lait chaud, tisane de menthe poivrée ou de camomille…)
  • Protéines maigres (œuf sur toast de pain complet, noisette de beurre de cacahouète accompagnée d’une banane…).

Pour éviter les réveils nocturnes, il vaut mieux éviter les excitants comme le chocolat, le tabac, l’alcool, le café… après 16 heures.

Pratiquer des activités physiques

Pour les séniors souffrant de diverses maladies comme l’arthrose ou le rhumatisme, suivre les traitements médicaux à la lettre permettra d’éviter les éventuelles crises pendant la nuit. Avoir une activité physique telle que le vélo ou la marche (à pratiquer idéalement le matin) peut également aider les séniors à mieux dormir.

Développer les bonnes habitudes

Le contact avec la luminosité des écrans en soirée peut également constituer un frein à l’endormissement des personnes âgées. Il est donc important de rester loin des écrans (téléphone, tablette, télévision) après une heure donnée. En lieu et place, il faut opter pour des activités apaisantes telles que la lecture ou l’écoute de la musique douce.

Sortir au grand jour

S’exposer à la lumière du jour contribue aussi à l’amélioration du sommeil après 60 ans. En effet, les personnes âgées deviennent davantage casanières au fur et à mesure qu’elles prennent de l’âge. Cela impacte leur rythme de sommeil, car ils perdent la notion du temps. L’exposition à la lumière du jour leur permet d’avoir une horloge biologique optimale.

Enfin, il est primordial de rester attentif aux signes de Morphée et de ne pas y résister.

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